Trois déclamations esquelles, l'Ivrongne, le Putier et le Joueur de Dez, débattent lequel d'eux sera privé de la succession, etc

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Gay, 1874 - England - 114 pages
 

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Page 101 - Mais tout ainsi que l'onde à val des ruisseaux fuit Le pressant coulement de l'autre qui la suit, » Ainsi le temps se coule, et le present fait place » Au futur importun qui les talons lui trace. » Ce qui fut, se refait : tout coule comme une eau, » Et rien dessous le ciel ne se voit de nouveau : Mais la forme se change en une autre nouvelle, Et ce changement-là, Vivre, au monde s'appelle, Et Mourir, quand la forme en une autre s'en-va.
Page 101 - Ce qui fut, se refait ; tout coule, comme une eau, Et rien dessous le Ciel ne se voit de nouveau, Mais la forme se change en une autre nouvelle, Et ce changement-là, Vivre, au monde s'appelle, Et Mourir, quand la forme en une autre s'en-va. Ainsi, avec Venus, la Nature trouva Moyen de r'animer, par longs et divers changes, La matiere restant, tout cela que tu manges...
Page 25 - D'aymer ainsi les jouvenceaux ; Amour est un goufre de maux, Amour affolle le plus sage, Amour n'est sinon qu'une rage, Amour aveugle les raisons, Amour renverse les maisons, Amour honnist la renommée, Amour n'est rien qu'une fumée Qui par l'air en vent se répent : Tousjours d'aymer on se repent.
Page 45 - Ores, amis, qu'on n'oublie De l'amie Le nom qui vos cœurs lia ; Qu'on vuide autant ceste coupe, Chere troupe, Que de lettres il y a. Neuf fois, au nom de Cassandre, Je vais prendre Neuf fois du vin du flacon, Afin de neuf fois le boire En memoire Des neuf lettres de son nom.
Page 52 - Nous elevons au Ciel l'humaine fantaisie, Portez dedans ton char, et d'hommes vicieux, Purgez de ta liqueur osons monter aux Cieux, Et du grand Jupiter nous assoir à la table. Je te salue, ô Roy, le Lychnite* admirable Des hommes et des Dieux, je te salue encor En faveur de Brinon, qui, d'une tasse d'or Pleine de malvoisie, en sa maison t'appelle Avec ton vieil Silene et ta mere Semele.
Page 51 - Toy, grand toy, sainâ toy, Dieu, tu fléchis les rivières, Tu appaises les mers, quand plus elles sont fieres. Tu fis rouler le vin de maint rocher crevé, Et par toy le doux miel es chesnes fut trouvé. La Musique te doit; les peuples et les villes Te doivent leurs rampars et leurs reigles civiles; La liberté te doit, qui aime mieux s'offrir A la mort que se voir sous un Tyran souffrir; La vérité te doit, et te doivent encore Toutes religions, dont les Dieux on adore. Tu rens l'homme vaillant,...
Page 45 - Du vin, pour resjouir toute la compagnie. Soit que m'amie ait nom, ou Cassandre, ou Marie, Je m'en vois boire autant que de lettre a son nom.
Page 93 - Propos, et la Colère, teinte D'un vermillon flambant, le Vice et la Vertu, Le Somme, et le Discord, d'un corselet veStu. Son asne talonnoit le bon vieillard Silène, Portant le van mystiq...
Page 103 - ... les oiseaux parmi l'air, D'un tel bruit estonnez, cessent de plus voler, Se cachant par les bois, et les feres troublées De peur se vont tapir au profond des vallées, Et les fleuves peureux, du bruit esmerveillez, Appellent sous les eaux leurs peuples escaillez. La Jeunesse et l'Amour et les Graces te suivent, Sans ta douce fureur les voluptez ne vivent. Le jeu, la bonne chere et la danse te suit; Quelque part où tu sois, le desplaisir s'enfuit, Le chagrin et l'ennuy, plus soudain que la nue...
Page 1 - Beroalde, suite et amplification françoyse de Calvi de La Fontaine, NN de Paris, avec un dialogue de Lucian intitulé Mercure et Vertu (privilège du G avril 1556).

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