Poésies françaises et latines de Joachim du Bellay, avec notice et notes, Volume 1

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Garnier frères, 1919
 

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Popular passages

Page 7 - ... esté si excessif, que j'aye pour illustrer le mien, offensé l'honneur de personne. Et puis je me vante d'avoir inventé ce que j'ay mot à mot traduit des aultres.
Page 7 - Si, par la lecture des bons livres, je me suis imprimé quelques traictz en la fantaisie, qui après, venant à exposer mes petites conceptions selon les occasions qui m'en sont données, me coulent beaucoup plus facilement en la plume qu'ilz ne me reviennent en la mémoire, doibt on pour ceste raison les appeller pièces rapportées?
Page 243 - Ne succumbe tousjours aux flots tempestueux : Et le cours du torrent tombant de la montaigne S'allente quelquefois au plain de la campaigne. Mais veoir un jeune Roy heureusement vaillant, Contre un autre grand Roy pour l'honneur bataillant, Refrener sa fureur, SIRE, c'est une chose, Qui d'un moindre que vous au pouvoir n'est enclose.
Page 11 - Je ne quiers pas la fameuse couronne, Sainct ornement du Dieu au chef doré, Ou que du Dieu aux Indes adoré Le gay chapeau la teste m'environne.
Page 129 - Le murmurant ruysseau, De ces plaisirs jouyr Ne me peut rejouyr. La musique sauvaige Du rossignol au boys Centriste mon couraige, Et me deplait la voix De tous joyeux oyzeaux Qui sont au bord des eaux. Le cygne poétique Lors qu'il est myeux chantant, Sur la ryve aquatique Va sa mort lamentant. Las ! tel chant me plait bien Comme semblable au mien. La voix repercussive En m'oyant lamenter, De ma plainte excessive Semble se tormenter, Car cela que j'ay dit Tousjours elle redit.
Page 176 - D'une entreprise trop hardie II tente la voye des cieulx, Croyant en des ailes de cire, Dont Phebus le peult deplumer : Et semble à le voir qu'il desire Nouveaux noms donner à la mer. Il y met de l'eau, ce me semble, Et pareil (peult estre) encor' est A celuy qui du bois assemble, Pour le porter en la forest.
Page 53 - Seul et pensif par la deserte plaine Resvant au bien qui me faict doloreux, Les longs baisers des collombs amoureux Par leur plaisir firent croître ma peine. Heureux oiseaux, que vostre vie est pleine De grand...
Page 18 - J'avoy' lié ce col de marbre, voyre Ce sein d'albastre, en mes bras enlassez, Non moins qu'on void les ormes embrassez Du sep lascif, au fécond bord de Loyre.
Page 4 - ... bien estre clervoyans en telles choses, singulièrement à Pierre de Ronsard, qui m'y donna plus grande hardiesse que tous les autres, pour la bonne opinion que j'ay tousjours eue de son vif esprit, exacte sçavoir et solide jugement en nostre poésie franc oise 3.
Page 25 - Ce que je sen', la langue ne refuse Vous decouvrir, quand suis de vous absent, Mais tout soudain que pres de moy vous sent, Elle devient et muette, et confuse. Ainsi, l'espoir me promect, et m'abuse: Moins pres je suis, quand plus je suis present: Ce qui me nuist, c'est ce qui m'est plaisent: Je quier

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