Théorie de la morale

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Popular passages

Page xviii - Je reconnaîtrai une providence éternelle, sans oser deviner quels seront les moyens et les effets de sa miséricorde et de sa justice. Je n'abuserai point de la raison que Dieu m'a donnée ; je croirai qu'il ya du vice et de la vertu , comme il ya de la santé et de la maladie ; et enfin , puisqu'un pouvoir invisible, dont je sens continuellement l'influence, m'a fait un...
Page 298 - Les personnes qui ont besoin de médire, et qui aiment à railler, ont une malignité secrète dans le cœur. De la plus douce raillerie à l'offense, il n'ya qu'un pas à faire. Souvent le faux ami , abusant du droit de plaisanter, vous blesse; mais la personne que vous attaquez a seule droit de juger si vous plaisantez : dès qu'on la blesse, elle n'est plus raillée, elle est offensée. L'objet de la raillerie doit tomber sur des défauts si légers, que la personne intéressée en plaisante ellemême....
Page 56 - ... qu'une conscience erronée , c'est-à-dire , qui juge d'une façon peu conforme à la nature des choses ou à la vérité : cela vient des opinions fausses que l'on s'est formées ou que l'on a reçues des autres , qui font attacher l'idée de bien à des actions que l'on trouverait très-nuisibles si on les avait plus mûrement examinées.
Page 2 - la morale est la science des rapports qui subsistent entre les hommes et des devoirs qui découlent de ces rapports.
Page 96 - L'homme vraiment humain et juste est fait pour s'intéresser au bonheur et au malheur de tout être de son espèce. . Une âme vraiment grande embrasse dans son affection le genre humain entier, et désirerait de voir tous les hommes heureux (i).
Page 100 - Il semble qu'on ne soit compatissant » que pour les maux qu'on éprouve en partie. Je dis en partie; car
Page 96 - Il est sans doute dans nos affections des degrés fixés par la justice; nous devons plus d'amour à nos parens , à nos amis , à nos concitoyens , à la société dont nous sommes les membres , à ceux , en un mot, dont nous éprouvons les secours et les bienfaits , dont nous avons un besoin continuel , qu'à des étrangers qui, ne nous tiennent par. d'autres liens que ceux de l'humanité.
Page 59 - Ces excès ne sont évités que par quelques hommes plus modérés, plus timides, plus prudents que les autres. La conscience ne parle qu'à ceux qui rentrent en eux-mêmes, qui raisonnent leurs actions, et dans lesquels une éducation convenable a fait naître le désir, l'intérêt de plaire et la crainte habituelle de se faire mépriser ou haïr. Un être ainsi modifié devient capable de se juger; il se condamne quand il a commis quelque action qu'il sait pouvoir altérer les sentiments qu'il...
Page 24 - ... peut pas un instant perdre de vue son intérêt : pour que cet intérêt soit louable, il doit sentir que, la nature l'ayant placé dans la société, son intérêt véritable exige qu'il s'y rende utile et agréable , parce que les êtres dont il est entouré, sensibles, amoureux du bien - être , intéressés comme lui , ne contribueront à son bonheur qu'en vue du bonheur qu'ils attendent de lui.
Page 242 - ... si nous considérons attentivement son pouvoir, nous verrons qu'elle se rend en toutes rencontres maîtresse de nos sentiments, de nos Intérêts et de nos plaisirs : c'est...

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