Traitement moral, hygiène et éducation des idiots et des autres enfants arriérés ou retardés dans leur développement, agités de mouvements involontaires, débiles, muets non-sourds, bègues, etc.,

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J.B. Baillière, 1846 - Intellectual disability - 734 pages
 

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Page 89 - L'homme en démence est privé des biens dont il jouissait autrefois; c'est un riche devenu pauvre : l'idiot a toujours été dans l'infortune et la misère.
Page 89 - L'état de l'homme en démence peut varier; celui de l'idiot est toujours le même. Celui-ci a beaucoup de traits de l'enfance, celui-là conserve beaucoup de la physionomie de l'homme fait. Chez l'un et l'autre les sensations- sont nulles ou presque nulles; mais l'homme en démence montre, dans son organisation et même dans son intelligence, quelque chose de sa perfection passée; l'idiot est ce qu'il a toujours été, il est tout ce qu'il peut être, relativement à son organisation primitive...
Page 167 - Ni sa volonté même qui existe dans la limite négative que je marquerai. Donc, ses instincts sont bornés, mais impérieux ; ses sensations déterminent en lui l'exercice de l'attention, de la comparaison, du jugement, de la mémoire, de la prévision, de la volonté ; il fait acte, en un mot, de toutes les facultés dites intellectuelles, et pourtant il est idiot? Que lui manque-t-il donc intellectuellement pour ressembler à tout le monde ? Il ne lui manque aucune faculté intellectuelle ; mais...
Page 526 - ... sorte d'émulation les travaux relatifs aux saisons, cultiver le froment, les légumes, les plantes potagères, s'occuper tour à tour de la moisson, du treillage, des vendanges, de la cueillette des olives, et retrouver le soir dans leur asile solitaire le calme et un sommeil tranquille. L'expérience la plus constante a appris dans cet hospice que c'est là le moyen le plus sûr et le plus efficace d'être rendu à la raison ; et que les nobles, qui repoussent avec mépris et hauteur toute...
Page 331 - L'éducation chez les peuples qui se proclament en progrès, et se croient modestement arrivés au dernier terme possible de la civilisation , consiste à parquer des milliers d'enfants dans des espèces de casernes, où, sans tenir compte des aptitudes physiques diverses, des besoins physiologiques variés, des dispositions intellectuelles différentes, on leur donne chaque jour à tous, indistinctement et exclusivement, quatre...
Page 191 - Mais il est des individus qui paraissent privés de sensibilité et d'intelligence, qui sont sans idées, sans paroles, sans mouvement, qui restent où on les pose, qu'il faut habiller, nourrir à la cuiller. Ne sont-ce point des idiots? Non, sans doute. Ce ne sont point les symptômes actuels, ce n'est point une époque seule d'une maladie qui peuvent en donner l'idée abstraite ; il faut au contraire voir, étudier cette maladie dans toutes ces périodes, chacune d'elles devant fournir quelques...
Page 89 - L'état de l'homme en démence peut varier, celui de l'idiot est toujours le même; celui-ci a beaucoup de traits de l'enfance , celui-là conserve beaucoup de sa physionomie de l'homme fait. Chez l'un et l'autre, les sensations sont nulles ou presque nulles; mais l'homme en démence montre, dans son organisation et même dans son intelligence, quelque chose de sa perfection passée ; l'idiot est ce qu'il a toujours été, il est tout ce qu'il peut être relativement à son organisation primitive.
Page 167 - ... à l'ordre des phénomènes moraux et abstraits ; il lui manque la synergie, la spontanéité d'où jaillit la volonté morale. L'idiot jouit de l'exercice de toutes ses facultés intellectuelles, mais il ne veut les appliquer que dans l'ordre des phénomènes concrets; et encore seulement à ceux des phénomènes concrets dont la texture, la forme, la saveur, le goût, le son, ou telle autre propriété particulière (et que souvent il apprécie seul) , sollicitent en lui un désir, une manifestation...
Page 409 - Et c'est bien pis encore pour les idiots : chez eux, les fonctions volontaires de ce sens sont toujours nulles ou défectueuses; dans presque tous les cas, elles sont involontaires ; ils voient , mais ils ne regardent pas , ou regardent mal et accidentellement. Quelques-uns voient dans une direction que ne semble pas embrasser leur rayon visuel ; la plupart voient lentement , et aucun ne se sert volontairement du regard que pour trouver les choses que souhaite son appétit: c'est le coup d'œil instinctif...
Page 526 - ... et orbis. Un travail mécanique n'a point été seul l'objet de la sollicitude des fondateurs de cet établissement ; ils ont voulu retrouver une sorte de contrepoids aux égarements de l'esprit par l'attrait et le charme qu'inspiré la culture des champs par l'instinct naturel qui porte l'homme à féconder la terre et à pourvoir ainsi à ses besoins par les fruits de son industrie.

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