Ronsard & la Pléiade

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Macmillan and Company, limited, 1906 - Collection La Pléiade - 266 pages
 

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Page 71 - Plus me plaist le sejour qu'ont basty mes ayeux, Que des palais romains le front audacieux : Plus que le marbre dur, me plaist l'ardoise fine Plus mon Loyre gaulois, que le Tybre latin, Plus mon petit Lyré, que le mont Palatin Et plus que l'air marin, la douceur angevine.
Page 153 - QUAND vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, dévidant et filant, Direz chantant mes vers, en vous émerveillant: Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle.
Page 102 - Antres, et vous, fontaines, De ces roches hautaines Qui tombez contre-bas D'un glissant pas ; Et vous, forests et ondes Par ces prez vagabondes, Et vous, rives et bois, Oyez ma vois. Quand le ciel et mon heure Jugeront que je meure, Ravi...
Page 175 - Des doux rets, Pour ravir Flore la belle. Avril, c'est ta douce main Qui du sein De la nature desserre Une moisson de senteurs, Et de fleurs, Embasmant l'Air et la Terre.
Page 19 - She dwells with Beauty — Beauty that must die; And Joy, whose hand is ever at his lips Bidding adieu...
Page 174 - AVRIL AVRIL, l'honneur et des bois Et des mois : Avril, la douce espérance Des fruicts qui, sous le coton Du bouton, Nourrissent leur jeune enfance ; Avril, l'honneur des prez verds, Jaunes, pers Qui d'une humeur bigarrée, Emaillent de mille fleurs De couleurs...
Page 186 - N'aigrissez point leurs pointes violentes : Mais estimez qu'Amour, à point nommé, Sans votre ardeur d'un Vulcan excuser, Sans la beauté d'Adonis...
Page 91 - Gastine, je te chante Autant que les Grecs par leurs vers La forest d'Erymanthe. Car malin, celer je ne puis A la race future De combien obligé je suis A ta belle verdure : Toy, qui sous l'abry de tes bois Ravy d'esprit m'amuses...
Page 144 - Parque t'a tuée, et cendre tu reposes. Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs, Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
Page 179 - Se cresper dans les ruisseaux; Dedans, voyez la verdure De ces voisins arbrisseaux. La mer est calme et bonasse; Le ciel est serein et cler, La nef jusqu'aux Indes passe ; Un bon vent la fait voler. Les ménagères avetes Font ça et là un doux fruit, Voletant par les fleuretes Pour cueillir ce qui leur duit.

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