Sixteenth Century French Anthology

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Stephen Hayes Bush, Charles Edmund Young
D.C. Heath, 1927 - French literature - 157 pages
 

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Popular passages

Page 60 - Vivre entre ses parents le reste de son âge. Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me...
Page 89 - Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre, et, fantôme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain: Cueillez dès aujourd'hui les rosés de la vie.
Page 114 - ... c'est je ne sçay quelle quintessence de tout ce meslange, qui ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et se perdre dans la sienne; qui, ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne, d'une faim, d'une concurrence pareille : je dis perdre, à la vérité, ne nous réservant rien qui nous feust propre, ny qui feust ou sien ou mien...
Page 60 - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la Toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge...
Page 15 - On dit bien vrai : la mauvaise fortune Ne vient jamais qu'elle n'en apporte une , Ou deux ou trois avecques elle : sire...
Page 89 - Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom, de louange immortelle. Je serai sous la terre et, fantôme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Page 99 - Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moy que je peins.
Page 113 - En l'amitié dequoy je parle, elles se meslent et confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel, qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes.
Page 89 - Ce qui fut, se refait; tout coule, comme une eau, Et rien dessous le Ciel ne se voit de nouveau, Mais la forme se change en une autre nouvelle, Et ce changement-là vivre au monde s'appelle, Et mourir, quand la forme en une autre s'en va. Ainsi, avec Vénus, la Nature trouva Moyen de ranimer, par longs et divers changes, La matière restant, tout cela que tu manges.
Page 61 - Discourir sur Florence et sur Naples aussi ; Seigneuriser chacun d'un baisement de main, Et suivant la façon du courtisan romain, Cacher sa pauvreté d'une brave apparence ; Voilà de...

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