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Firmin Didot Frères, 1687 - French drama (Comedy)
 

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Page 90 - J'ai de la qualité, de l'ambition, et peu de bien. Une veuve des plus aimables, et qui m'aime tendrement, me tend les bras. Irai-je faire le héros de roman, et refuserai-je quarante mille livres de rente qu'elle me jette à la tête?
Page 24 - Je voudrois bien savoir, vous dis-je , si vous ne feriez pas mieux d'avoir un bon carrosse , mais doublé de drap couleur d'olive , avec un chiffre entouré d'une cordelière, un cocher maigre, vêtu de brun, un petit laquais seulement pour ouvrir la portière, et des chevaux modestes, que de promener par la ville ce somptueux équipage , qui fait demander qui vous êtes; ces chevaux fringants qui éclaboussent les gens de pied ,*et tout cet attirail , enfin , qui vous fait ordinairement mépriser...
Page 9 - Justement. LISETTE. Vous n'y songez pas, Madame. Ce chevalier n'a pas un sou de bien. MADAME PATIN. J'en ai suffisamment pour tous deux, et il ya même quelque justice à ce que je fais. Monsieur Patin n'a pas gagné trop légitimement son bien en Normandie; et c'est une espèce de restitution que de relever avec ce qu'il m'a laissé une des meilleures maisons de la province. LISETTE. Ah ! puisque c'est un mariage de conscience, je n'ai plus rien à vous dire. Que Monsieur Migaud sera surpris quand...
Page 38 - La voici. LE CHEVALIER. Voyons. CRISPIN. Non, non, ce sont les vers que vous fîtes faire l'autre jour, pour la baronne, par ce misérable poète à qui vous donnâtes ce vieux justaucorps qui vous avoit tant servi à la chasse. LE CHEVALIER. Je n'aurai donc la lettre d'aujourd'hui?
Page 23 - SERREFORT. Non, Madame ; et si vous êtes sage, ce que j'ai à vous dire vous réveillera terriblement, au contraire. MADAME PATIN. Ne prêchez donc pas longtemps, je vous prie.
Page 52 - Ah ! chevalier, que n'êtes-vous innocent ! Mais, je tâche en vain de vous trouver tel. Qu'allez-vous faire, dites-moi, chez cette comtesse qui demeure à l'hôtel de Picardie?
Page 198 - Eh, non ! les filles vont par un côté et les garçons par un autre. COLETTE. Mais tout revient au même, on se retrouve ? MAROTTE. Eh! vraiment oui, il faut bien qu'on arrive ! COLETTE. Tenez, mes cousines, voilà un sot voyage, vous avez beau dire. MAROTTE. Un sot voyage? presque tout le village le fait : est-ce que tout le village voudrait faire une sottise?
Page 7 - Cependant il semble à ce crasseux-là qu'il me soit de quelque chose ; il se mêle de censurer ma conduite , de contrôler toutes mes actions. Son audace va jusqu'à vouloir me faire prendre de petites manières comme celles de sa femme , et faire des comparaisons d'elle à moi. Mais est-il possible qu'il y ait des gens qui se puissent méconnaître jusqu'à ce point-là ? LISETTE.
Page 16 - C'est-à-dire que ce sont les quarante mille livres de rente que vous épouseriez en l'épousant? ..... . LE CHEVALIER. Et quoi donc? si j'avois à aimer , ce ne seroit pas madame Patin , Dieu me damne ! CRISPIN. Ce ne seroit pas aussi la vieille Baronne ; car vous lui promettez tous les huit jours de l'épouser dans la semaine ; et il ya près d'un an que vous l'amusez.
Page 109 - C'est la surprise. LE BARON. Hé bien ? LA VEUVE. Quoi ! vous êtes fâché De ce que le hasard vient d'enrichir Lisette? La fortune au contraire en favori vous traite; Elle vous détermine à vouloir être heureux. LE BARON.

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